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mercredi 16 juin 2021

" La fille d'avant "
de 
JP DELANEY


Tout ce qui est à toi lui a un jour appartenu 





Une histoire qui fait froid dans le dos ! 

Après un terrible drame, Jane veut commencer une nouvelle vie et quoi de mieux qu'un déménagement pour bien la démarrer ?

Presque par hasard, elle se retrouve à visiter le One Folgate Street, une maison minimaliste, ultramoderne, légèrement austère.  Le bail entre le propriétaire et le locataire est particulier et contient certaines règles auxquelles le locataire ne doit pas déroger sous peine de rompre le contrat. C'est certainement pour cette raison que cette location est abordable. 

Peu importe, Jane est prête à tout pour tourner la page, même si cela implique certains sacrifices dans son quotidien comme : aucune photo, aucune plante en pot, aucun bibelot, aucun livre...

La maison est inhabité depuis un an, et pour cause, le propriétaire, qui n'est autre que Edward Monkford, l'architecte, est extrêmement exigeant. Il doit accepter personnellement le locataire de SA maison.

Je vous l'accorde, c'est un peu tordu, et moi je me serais sauvée en courant, mais pas Jane. Elle a très envie de tenter l'expérience. Elle se plie donc au remplissage minutieux du formulaire de candidature et finit par décrocher le Graal : le rendez-vous avec Edward Monkford.

Très vite elle emménage au One Folgate Street et se soumet à toutes les règles même à celle de remplir régulièrement un questionnaire étrange et parfois un peu dérangeant. 

  • Laquelle de ces formules décrit le mieux votre relation intime la plus récente ?
  • Quand je travaille sur quelque chose, je ne peux pas me détendre tant que le résultat n'est pas parfait ?
  • Vous êtes responsable d'un accident de la route. L'autre conducteur/conductrice est désorienté(e) et semble croire qu'il/elle est à l'origine de la collision. Dites-vous à la police que c'était sa faute ou la vôtre ?
  • Je n'ai pas de temps à consacrer aux personnes qui ne font pas tout leur possible pour s'améliorer (D'accord / pas d'accord)

Mais rapidement, Jane est amenée à se questionner sur la locataire précédente, Emma, qui est morte dans cette maison. Très vite elle se rend compte qu'elle ressemble physiquement à Emma. Mais aussi qu'elle suit le même chemin, et ressent les mêmes choses que cette fille.

Jane se questionne beaucoup sur le rôle que cette maison a pu avoir dans la mort d'Emma et sur sa propre existence au sein de celle-ci. Cette maison est en train de la transformer. Elle a l'impression de participer à une sorte d'expérience, d'être observée en permanence.

Le chemin vers la vérité est difficile et semé d’embûches. Elle est terrorisée, comme l'était, semble-t-il, Emma avant sa mort.



Mon avis : 

J'ai aimé ce livre pour la façon dont il a été écrit. Un chapitre consacré à "Avant : Emma", un chapitre consacré à "Maintenant : Jane" et l'histoire avance ainsi, entre présent et passé. Les chapitres sont petits et cela donne un sacré rythme à la lecture. 

Les deux locataires du One Folgate Street sont des personnes fragiles psychologiquement ; elles ne sont donc pas choisies au hasard par Edward Monkford qui va les manipuler, les dominer...

L'auteur manie tellement bien le suspense qu'on a du mal à trouver les bonnes réponses. On se prend vite au jeu et on ne se détache de ce thriller qu'à la fin.

Malgré tout, je met un petit bémol sur la fin justement, qui, pour moi, aurait pu être un peu plus exploitée et qui me laisse un peu sur ma faim. Néanmoins, ce livre vaut le détour et ne vous laissera pas insensible. 

Au fur et à mesure, on est envahi par une impression étrange envers cette maison.


Si vous souhaitez à votre tour devenir locataire du One Folgate Street, je vous aurais prévenu...




Pour ceux qui ne connaissent pas JP DELANEY 

JP DELANEY est le pseudonyme d'un écrivain de romans à succès. Encore un ! Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à se cacher derrière des pseudonymes ?

JP DELANEY s'appelle en réalité Anthony CAPELLA. Il est écrivain et journaliste et a publié de nombreux romans sous son nom, mais aussi sous celui de Tony STRONG.

Né en 1962, Diplômé en littérature anglaise, professeur, puis journaliste, il publie son premier roman en 1997 sous le nom de Tony Strong. 

"La fille d'avant" publié en 2017 est un succès mondial. Des millions d'exemplaires ont été vendus. Il a aussi écrit sous ce pseudonyme JP DELANEY"Mensongeet "La femme Parfaite".


Bonne lecture !











dimanche 7 février 2021

Le Secret des glaces de Philip Carter


Le Secret des glaces 

 de 

Philip Carter






Ce roman est, comment dire ? Un tourbillon, une avalanche de mystères, d'énigmes...

Vous l'aurez compris, j'ai adoré "Le Secret des Glaces" ! La multitude des scènes d'actions de ce livre en fait un roman qu'on ne lâche pas. 

J'avoue que les premières pages ne m'ont pas emballées plus que ça, mais très vite, je me suis laissée prendre par la quête de Zoé Dmitroff et son ardeur à découvrir les mystères de son histoire, du secret de sa lignée d'élues. 

Quel est le pouvoir qu'elle partage avec les siennes, quel est cet autel d'ossements dont elle devient la gardienne alors qu'elle n'en a jamais entendu parlé ? Qu'est-ce qu'un hôtel d'ossements d'ailleurs ? Je sens que vous n'avez pas trop envie de le découvrir ! Mais je vous assure que, si vous aimez les romans d'actions, avec celui-ci vous serez servi !

Tout commence en Sibérie, à Norilsk en 1937 avec l'évasion d'une jeune infirmière, Lena Orlova et d'un prisonnier, Nicolaï Popov , du camp où se dernier était enfermé. Pour sauver son bel amant, et malgré sa grossesse, Lena va prendre des risques, jusqu'à l’amener à une grotte, la grotte interdite pour laquelle elle a prêté serment de ne jamais la dévoiler à quiconque.

L'aventure se poursuit de nos jours, à San Francisco, où la vie de Zoé va chavirer du jour au lendemain, elle, l'avocate de la défense, sans histoire... Elle n'hésitera pas à sauter dans un avion pour Paris pour comprendre quel est ce mystère qui entoure l'histoire de sa famille, et qu'elle se prend en pleine face lorsque l'inspecteur Mackey lui montre quelques photos d'une inconnue assassinée :

"Vous connaissez cette femme ?"

Zoé était avocate de la défense, elle avait déjà vu des scènes de crime. Et Mackey ne lui avait donné que des photos de visage, de sorte qu'il n'y avait pas de blessures visibles, juste un peu de sang autour de la bouche enfoncée de la vieille femme. Mais quelque chose dans sa personne, quelque chose de tellement vulnérable dans ces yeux fixes, opaques, pinça le cœur de Zoé. Elle sut, sans très bien savoir comment, que la pauvre vieille était morte seule et terrorisée.

"Non, je ne crois pas la connaître... Je devrais ? Que lui est-il arrivé ? 

C'est une sans domicile fixe qui a été poignardée la nuit dernière dans le Golden Gate Park. Sur Kennedy Drive, près de la serre du jardin botanique. L'arme du crime était restée dans le corps -une sorte de couteau assez bizarre, comme je n'en avais jamais vu. Ce type-là était en train de faire un tour dans sa nouvelle Jaguar avec un copain quand ils ont interrompu l'assassin en pleine action. Au sens propre du terme. Elle leur est morte dans les bras avant l'arrivée de l'ambulance : je sais que ça a dû lui faire un choc, mais maintenant il fait tout un cirque dans les médias à propos des vieilles clochardes qui se font massacrer dans les rues de notre belle cité. C'est le bordel atomique, en ce moment, à la mairie.

Zoé regarda à nouveau la photo de scène de crime, attirée par ces yeux fixes, morts, et elle se sentit presque submergée par des sentiments de perte et de tristesse. Ça n'avait aucun sens. elle ne connaissait pas cette femme, et pourtant elle avait l'impression qu'elle aurait dû la connaître. C'était ses yeux.

"Est-ce que..." 

Sa voix se brisa. Elle dut recommencer : 

"Vous savez qui c'est ?

"Pas exactement, répondit Mackey. En quadrillant le parc, on a trouvé un travesti appelé Bouton d'Or qui écume le secteur, et il raconte qu'ils faisaient tous les deux partie d'un groupe qui campait dans les bois, derrière la serre. D'après lui... elle... enfin, la vielle femme s'appelait Rosie quelque chose.

Zoé détacha son regard de la photo. Elle leva les yeux et surprit Mackey qui l'étudiait, l'air compatissant, mais aussi avec l'attention d'un flic.

"Je suis désolée, Mack, mais ne ne la connais vraiment pas. Qu'est-ce qui vous fait penser que je devrais ?"

Il remit la main dans sa poche et en sortir cette fois un de ces sachets en plastique transparent qui servent à protéger les indices.

"Le médecin légiste a trouvé ça au fond de sa gorge. Comme si elle avait essayé de l'avaler, peut-être pour empêcher son assassin de mettre la main dessus. Elle l'avait mastiqué, mais les gars du labo font des miracles, de nos jours".

L'enveloppe contenait un bout de papier déchiqueté, sur lequel on distinguait une inscription au stylo. L'écriture avait été révélée par un procédé chimique, mais une partie seulement était encore lisible. Zoé en voyait suffisamment quand même. Un frisson lui parcourut l'échine.

"Mais c'est mon adresse personnelle. Pas celle de mon bureau. Chez moi."


Voilà de quoi perturber la belle Zoé !

Il ne lui en faudra pas moins qu'une tentative de meurtre et le ravage de son appartement pour prendre le premier avion pour Paris, ville dans laquelle elle espère trouver des renseignements sur cet hôtel d'ossements.

De  fil en aiguille et surtout pour éviter la redoutable Yasmine Pool, qui semble ne vouloir reculer devant rien pour dérober à Zoé les indices qu'elle accumule, Zoé s'en remettra à un certain Ry O'Malley, jusqu'à lui confier sa vie. Bon d'accord c'est le type même du grand baroudeur, tout en muscle,... mais, celui-ci a un cerveau ! Quelle chance pour Zoé

A-t-elle raison de lui faire confiance ? A-t-elle surestimé son compagnon d'armes ? Leur quête les conduira dans une incroyable et dangereuse aventure qui ne trouvera de répit qu'avec une vérité et peut-être la mort au bout de cette expédition ? 

Tout au long de ce livre "Le Secret des glaces", vous allez voyager, et surtout ne jamais vous ennuyer. Tout les ingrédients y sont : suspense, action, amour, fantastique et même une rencontre avec des personnages historiques... Je ne vous en dis pas plus...

Philip CARTER a un don : celui de ne pas vous laisser dormir !



Pour ceux qui ne connaissent pas Philip Carter 

Eh bien vous qui me lisez, vous allez être vraiment déçu !

J'avoue que pour une fois, j'ai vraiment eu du mal à trouver des informations sur Philip Carter. Partout c'était "Philip Carter est le pseudonyme d'un célèbre auteur de best-sellers". 
Avec ça, nous voilà bien avancé !!!

Eh bien le secret est bien gardé pour le coup. 

Je n'ai toujours pas trouvé qui se cache derrière ce pseudonyme. Il paraît que c'est quelqu'un ayant une carrière internationale.

Je cherche encore, et je me demande si ce n'est pas un auteur français.

Monsieur CARTER a un deuxième don, celui du mystère ! Bravo !


Allez, je vous laisse sur votre faim et j'espère que vous me ferez quelques suggestions.



Bonne lecture ! 




dimanche 8 novembre 2020

 

A Fleur de Peau


de 


James BARNABY






Il est des romans, comme celui-ci, que vous possédez et que vous ne prenez pas le temps de lire. Et, quand vous le lisez enfin, vous vous dites que, franchement, vous allez bien regarder dans votre bibliothèque si vous n'êtes pas en possession d'une autre pépite comme celle-là.

"A Fleur de Peau" est un roman incroyablement bien ficelé qui débute de nos jours avec Jane McLeone, brillante étudiante, qui cache un lourd secret bien enfoui au fond d'elle.

A 19 ans, elle ne se souvient toujours pas de ce qui lui est arrivé alors qu'elle avait 11 ans, lorsqu'elle a été enlevée.

Cet été là, elle était tout simplement partie en pleine nuit retrouver ses amies, alors qu'elle était en vacances dans le chalet du lac Mendota avec Richard, l'ami de sa mère. Sa mère, qui, comme souvent, avait dû les laisser pour retourner à Chicago.

Jane est revenue un mois après, au petit matin, comme si elle rentrait après une nuit passée à l'extérieur, sans aucun souvenir du mois écoulé.

De ce mois où elle avait été enlevée, lui est restée une souffrance bien cachée, et surtout des "fugues temporelles", pendant lesquelles elle se déplace, agit, et se réveille sans se souvenir de ce qu'elle a bien pu faire.


"Je suis née à Chicago, il y a dix-neuf ans sous le signe du Cancer.

Mes parents s'appellent George et Janine McLeone. Enfin, Janine Holstein depuis son remariage. Mon père est cambiste à la Bourse des matières premières agricoles de Chicago. Ma mère tient une galerie de peinture à Chicago et une autre à Madison. Avant ma naissance, ma mère était artiste-peintre, mais à cette époque-là, elle n'avait jamais exposé.

Aujourd'hui, mes parents sont divorcés. Ma mère s'est remariée avec Richard Holstein, Park Supervisor à Madison, membre du Parti progressiste du Wisconsin. Il est très engagé en politique et brigue un poste de sénateur pour les élections de novembre prochain. Mon beau-père, il est cool. Ça, c'est Mei qui le dit. Ma mère me traite toujours comme une petite fille qui a du mal à grandir et mon père se fout de moi.

Et moi, dans tout ça ? J'en sais rien. Je suis une Hoden Caulfield au féminin. Une fille "qui voyage dans sa tête", ça, c'est encore Mei qui le dit, qui fugue dans le temps et ne se souvient pas de toutes les conneries qu'elle a pu faire quand elle était inconsciente. Une timbrée, même si le Dr Sapistein affirme que non.

Au fond, c'est peut-être mon père qui a raison : malgré mes diplômes universitaires je ne suis qu'une bonne à rien. Une folle qui perd la mémoire. Un zombie aux réactions imprévisibles qui peuvent se révéler dangereuses. Jusqu'à présent, grâce à Dieu, je ne crois pas avoir jamais fait de mal à personne. Mais comment en être sûre puisque je ressors de mes crises en ayant tout oublié ?

J'ai peur.

J'ai peur de moi-même."


Du coup, quand Jane se rend au lac Mendota pour les vacances d'été, toujours en compagnie de Richard et de Janine, sa mère, et que cette dernière retourne à Chicago et la laisse seule avec Richard et que, le lendemain matin, elle se réveille auprès du corps de Richard, égorgé, elle est la coupable toute trouvée.

Y a-t-il un lien entre son enlèvement alors qu'elle n'avait que 11 ans et ce meurtre effroyable ? Que pensez de cette peur terrible quand elle regarde les dessins animés de Disney ? Quel est ce Magicien d'Oz qui rôde sur sa vie ? Quel rapport avec Blanche-Neige, Le livre de la Jungle... ?

Qui tire les ficelles ? Pourquoi le procureur veut-il bâcler cette affaire ?

Pourquoi pendant ses "fugues temporelles" reste-t-elle bloquée dans les dessins animés de Disney et surtout, pourquoi est-elle persuadée d'en être l'héroïne ? Qu'est-ce qui déclenche ses fugues temporelles ?

Jane pourrait devenir complètement folle, mais sa mère, Janine, aidait de l'agent Sleuth du FBI, vont mettre tout en oeuvre pour libérer Jane et obtenir la vérité.

Les bonds dans le temps, les scènes de Disney associés à la psychologie de Jane en font un thriller déroutant, fascinant. Le suspense est préservé pratiquement jusqu'à la fin, même si dans le dernier quart du livre on commence à bien comprendre une partie de la vérité.

"A Fleur de Peau" est un thriller psychologique, dans lequel vous passez au fur et à mesure de votre lecture d'un suspect à un autre.  Vous vous régalerez chapitre après chapitre et obtiendrez les réponses à vos questionnements à la fin du livre.

La vérité est plus noire qu'elle ne le laisse paraître au premier regard.



Pour ceux qui ne connaissent pas James BARNABY

Vous ne le connaissez pas ? Eh bien c'est normal ! 

James BARNABY n'est qu'un pseudonyme emprunté à la série télévisée "Inspecteur Barnaby".

Derrière ce nom, se cache un auteur français, admirateur d'Alfred Hitchcock, qui signe son premier thriller.

Plus habitué à écrire des romans dont les thèmes sont l'ésotérisme, les contes et légendes, Edouard Brasey, de son vrai nom, a voulu surprendre ses lecteurs sans les décontenancer.

Né en 1954, Edouard Brasey est un romancier, essayiste, scénariste et conteur, dont de nombreux livres ont été traduits dans plusieurs langues.

Son best-seller : "Le Dernier pape", paru en 2013 vendu à plus de 20 000 exemplaires.




Voilà, j'espère vous avoir donné l'envie de découvrir "A Fleur de peau" et cet auteur qui a su se lancer un réel défit, en devenant inconnu du grand public pour la parution de ce livre.


Une bonne lecture au coin du feu ! 

mercredi 9 septembre 2020

Agatha Raision Enquête "La Quiche Fatale" de M.C. Beaton




Agatha Raisin, 
Enquête 

"La Quiche Fatale"


de M.C. BEATON




Depuis plusieurs années, il me semblait voir partout "Agatha Raisin". Au début, je me suis dit "tient un petit livre sympathique pour les jeunes", sans savoir de quoi il en retournait. Les premières de couverture étaient sympas, attirantes à l’œil, naïves et recherchées en même temps, mais bon...

A force d'être inondée par ces délicieuses illustrations, je suis devenue curieuse et je me suis un peu plus renseignée, jusqu'au moment où j'ai compris que je n'avais plus le choix : il fallait que j'en lise un.

Evidemment, comme le veut la logique, j'ai commencé par le premier, sinon à quoi servirait de lire les autres sans en comprendre l'essentiel !

Et bien, j'ai tout simplement adoré... 

Je situe Agatha Raisin à mi-chemin entre les livres d'Agatha Christie, les séries Colombo, Miss Marple et surtout Arabesque. Les personnes de mon âge comprendront de quoi je parle !!! 

Tout y est pour passer un excellent moment en compagnie de la tornade Agatha Raisin : l'Angleterre et ses villages typiques, un meurtre, aucune piste, l'impitoyable voisinage, une quinqua quelque peu déjantée (tiens, une quinqua, une copine à nous ?) ...


Tout commence lorsque Agatha Raisin décide de vendre son agence de relations publiques pour se prélasser dans une douce retraite anticipée. Elle choisit un village des Cotswolds, y achète une jolie petite maison et part s'y installer sans aucun regret, pense-t-elle, pour la vie trépidante de Londres qu'elle veut oublier.

"Elle monta dans le train de 15h20 pour Oxford et s’enfonça dans un siège, dans le coin d'un compartiment de première classe. Tout était prêt pour son arrivée dans les Cotswolds. Un décorateur d'intérieur avait "refait" le cottage, sa voiture l'attendait à la gare de Moreton-in-Marsh, à quelques kilomètres de Carsely, une entreprise de déménagement avait enlevé toutes ses possessions de son appartement londonien, désormais vendu. Elle était libre. Elle pouvait se détendre. Plus de pop stars caractérielles à gérer, plus de sociétés de haute couture capricieuses à lancer. A partir de maintenant, elle n'avait plus qu'une chose à faire : ce qu'elle voulait".

Mais, dès les premiers jours, elle comprend que sans attache dans ce village, sans occupation, elle aura du mal à trouver sa place et va s'ennuyer fermement. Très vite, l'animation, les boutiques, la vie de Londres lui manquent.

Elle décide donc de participer à un concours de quiches, qui lui permettra de rencontrer du monde et de se rendre populaire. Oui mais voilà, comment peut-on participer à un concours culinaire lorsqu'on ne connait, en cuisine, que le bouton du micro-ondes ? 

Si Agatha n'est pas douée en cuisine, en revanche, elle l'est pour trouver une solution à chaque problème et sans aucun état d'âme décide d'acheter sa quiche dans une quicherie. Persuadée, que celle-ci la fera gagner, elle n'hésite pas une seule seconde pour la faire passer comme étant la sienne. Pas très honnête tout ça, me direz-vous ? Eh bien Agatha va vite s'en mordre les doigts.

Eh oui, pas de chance, à la première bouchée, M. Cummings-Browne, l'arbitre de la compétition, s'écroule, empoisonné. Accusée, Agatha n'a d'autre option que d'avouer son escroquerie. Du coup, elle est, pour le village, au choix, une menteuse ou une empoisonneuse. 

Sa seule alternative, si elle veut se disculper, est de mener elle-même son enquête. Une enquête déroutante, qui la conduira sur les traces d'un Cummings-Browne qu'elle n'aurait pas soupçonné. Quels seront les secrets qui l'ont mené à la mort ? Et qui lui en voulait au point de le tuer et de monter une telle mise en scène ? 

Agatha est une héroïne  énervante, insupportable, infatigable, attachante, impertinente, moderne, mais qui saura finalement mener avec adresse cette première enquête.

Tout au long du livre, on est happé par cette femme à l'allure un peu rustre qui bouscule les codes de ce charmant village, qui sème le chaos sur son passage. Tout est fait pour passer un bon moment. Il y a de l'humour, juste ce qu'il faut. Un vrai petit bijou !


Pour ceux qui ne connaissent pas M.C. BEATON

Je devrais dire "connaissaient", car M.C. BEATON est décédée en 2019, à l'âge de 83 ans, en nous laissant pas moins de 30 tomes d'Agatha Raisin. De quoi nous régaler (sans jeu de mots avec la quiche !) un bon moment. Il semble qu'il y ait même eu une adaptation télévisée. 

Libraire, puis critique de théâtre, puis journaliste, puis éditrice et enfin auteure, M.C. BEATON, de son vrai nom Marion CHESNEY, a été très productive et a surtout été l'un des auteurs les plus lus de Grande-Bretagne, alors qu'elle n'a commencé à écrire qu'à l'âge de 43 ans.

Ce n'est qu'en 2016, que la série d'Agatha Raisin a commencé à être traduite en France, alors que le premier tome est sorti en 1992 en Angleterre. Comme quoi, il y a sûrement des tonnes de trésors encore insoupçonnés ! 

Elle a écrit une autre série "Hamish Mc Beth" qui comporte également 30 tomes.

D'autres romans ont été publiées sous des pseudonymes : Ann FAIRFAX, Jennie TREMAINE, Helen CRAMPTON, Charlotte WARD et Sarah CHESTER.                  



Du coup, tout ça m'a donné envie de lire d'autres tomes de cette saga et je suis impatiente de lire le prochain Agatha Raisin "Remède de cheval" (il faut déjà que je l'achète!)

Si vous n'avez pas encore lu ce premier tome, vous manquez quelque chose si vous aimez ce genre de littérature. Alors n'hésitez pas une seule seconde ; ce livre est excellent et se lit d'une traite.

Bonne lecture ! 

jeudi 6 août 2020

Le Ranch des trois collines de Leila Meacham

Le Ranch des trois collines 

de Leila Meacham





Désireuse de renouer avec les sagas familiales telles que "Jalna" de Mazo de la Roche, "Beau-chêne" de Elizabeth Nell Dubus, ou "La rivière espérance" de Christian Signol, j'ai eu le plaisir de me plonger dans ce roman totalement dépaysant.

Le Ranch des trois collines est une belle histoire d'amour fraternelle et familiale qui se déroule au cœur du Texas au début des années 1900 et débute avec la naissance de jumeaux, un garçon et une fille. Dès la naissance, leur avenir est déjà bien compromis  :

"Assis sur une chaise, au chevet de sa femme, Léon Holloway se pencha vers son visage blême. A bout de forces, après un travail de neuf heures, elle reposait entre les draps propres, les yeux fermés, les cheveux brossés et le visage rafraîchi.

- Millicent, tu veux voir les jumeaux, maintenant ? souffla Léon en lui caressant le front. Il va falloir les allaiter.

- Un seul, gémit-elle sans ouvrir les yeux. Amène-m'en un seul ! Je n'en supporterais pas deux. Je te laisse choisir. Que la sage-femme s'occupe de l'autre et le confie au gentil docteur, qui lui trouvera un bon foyer.

- Millicent..., fit Léon avec un mouvement de recul. Tu ne penses pas ce que tu dis...

- Si, Léon, Je peux endurer le fardeau d'un enfant, mais pas de deux. Fais ce que je te dis, sinon je les noierai

Violent me direz-vous ? Et voilà comment le destin sépare ces deux nouveaux-nés et leur réserve un avenir totalement différent, sans que l'un soupçonne l'existence de l'autre.

Mais, vous savez comme le destin peut être étrange parfois et comme certaines choses peuvent venir se mettre à leurs places sans que nous n'y puissions rien ? C'est donc à cause, ou grâce, aux  aléas de la vie qui font que, parfois, au détour d'un chemin, l'on rencontre sans le savoir, son frère, que ces deux êtres vont se croiser.

On retrouve Samantha et Nathan alors qu'ils fêtent chacun leur 20 ans. 

Alors que Nathan, élevé par sa mère, Millicent Holloway, et son beau-père, Léon Holloway, caresse l'espoir de reprendre un jour la ferme familiale où il a grandi, il reçoit la visite de Trevor Waverling, un homme d'affaire spécialisé dans le forage pétrolier en plein essor à cette époque. 

Elevé sans amour par sa mère,  mais avec la bienveillance de son beau-père, il décide d'accorder une chance à Trevor Waverling, et laisse sa vie pour en découvrir une nouvelle.

Samantha, quant à elle, a grandi entourée d'amour auprès d'Estelle et Neal Gordon, pour qui l'arrivée de ce bébé a été une bénédiction. Elle a été aussi très entourée par le personnel du ranch et notamment Grizzly, le cuisinier et Wayne Harris, le régisseur.

Après des études de paléontologie, Samantha s’apprête à laisser de côté sa carrière prometteuse pour épauler son père adoptif dans le ranch familial qu'elle affectionne tant.

Nathan et Samantha vont donc se rencontrer, mais comprendront-ils qu'ils sont jumeaux ? Est-il vrai que ce lien est plus fort que tout et que les jumeaux peuvent se reconnaître entre mille ?

Les questions que se posent Samantha et Nathan sur leur naissance vont aussi avoir un impact sur les pères (père adoptif, beau-père, père biologique). Quel retentissement ce lourd secret aura-t-il pour eux ? Parce que si la vie de Nathan et Samantha est bouleversée, celle de ces trois hommes le sera aussi obligatoirement. Ce sera tout un questionnement pour chacun d'entre eux. Quelle place auront-ils auprès de Samantha et Nathan ? Comment accepter la vérité ?

Le "Ranch des trois collines" est construit dans un décor terrien, d'un côté, la ferme des Barrows, de l'autre le Ranch de Las Tres Lomas, avec l'amour de la terre, l'amour du travail, mais aussi avec le bouleversement qu'entraîne l'arrivée des premiers forages de pétrole et la promesse d'une vie meilleure pour tous les propriétaires.

L'histoire secondaire est d'ailleurs construite autour de ces terres avec pour acteur principal, Sloan Singleton, l'ami d'enfance de Samantha.

Comment un secret si bien gardé pendant vingt ans peut faire éclater les passions et surtout bouleverser autant de personnages ?

Un roman comme on les aime (si on aime ce genre de littérature, bien sûr) qui se lit tranquillement. Une histoire douce pour les vacances.

Une lecture extrêmement agréable.


Pour ceux qui ne connaissent pas Leila Meacham

Sa plume est délicate, riche et nous transporte au milieu des terres sauvages.

Vous avez sûrement déjà lu un de ses romans, puisque c'est l'auteure de "Les Roses de Somerset", premier roman qui est paru alors qu'elle avait... 70 ans. Et oui, comme quoi il n'y a pas d'âge ! 

Leila Meacham a commencé à écrire à l'âge de 65 ans (elle est née en 1929) après avoir pris sa retraite de professeur.

Je trouve toujours cela extraordinaire les personnes qui ont une seconde, voire une troisième vie bien remplie à l'âge de la retraite. Et vous ?



Bonne lecture




dimanche 28 juin 2020

La Dame de Reykjavik de Ragna Jonasson


La Dame de Reykjavik

De Ragnar Jonasson





Hulda Hermannsdottir, inspectrice principale du commissariat de Reykjavik a déjà atteint l'âge très honorable de 64 ans. Malgré tout, elle n'a pas envie de raccrocher et ne sait d'ailleurs pas ce qu'elle fera de ses journées une fois à la retraite.  C'est sa dernière année au poste et cela lui semble difficile à réaliser.

Mais un simple e-mail fait tout basculer et la plonge dans un véritable cataclysme.

La journée avait déjà mal commencée, elle avait dû interroger une femme qui, de toute évidence avait renversé un pédophile. Sale histoire ! 

Et là, son chef, Magnus lui annonce qu'il ne lui laissera pas le temps de s'habituer à l'idée de son départ en retraite. Voilà, dans deux semaines, elle doit laisser sa place à une nouvelle recrue  : "un jeune homme extrêmement brillant".

C'est vrai que dans ce commissariat on ne fait pas dans la dentelle et que les femmes sont mal considérées, mais, elle ne s'attendait pas à ça. Comment réagir à une telle annonce ? Surtout quand Magnus lui propose de partir sur le champ !

"Je suis désolé Hulda. Nous avons besoin de votre bureau".

Dur à encaisser, n'est-ce pas ? 

Aucun état d'âme quant à toutes ses années passées et ses compétences reconnues. Même ses affaires en cours sont déjà affectées à d'autres collègues. Bon prince, Magnus lui affirme qu'elle  n'est pas virée, mais qu'elle part en congé  pour quelques mois avant d'enchaîner sur sa retraite ! Pourtant, elle a la très nette impression d'être tout simplement congédiée. Quel que soit le mot employé, c'est de cela qu'il s'agit ! 

Elle qui n'a ni famille, ni véritable ami, comment pourra-t-elle occuper son temps libre. Comment gérer ce départ précipité alors que son seul intérêt dans la vie c'est son travail  ?

Finalement Magnus lui propose pour "s'occuper" pendant deux à trois semaines, avant l'arrivée du nouveau, de reprendre une des affaires non résolues, celle qu'elle veut. 

Elle le prend au mot.

"Hulda chancelait en direction de son bureau, sous le choc. Elle avait le sentiment d'avoir été virée, flanquée à la porte. Comme si toutes ces années de bons et loyaux services n'avaient aucune valeur. C'était la première fois que cela lui arrivait. Elle surréagissait sûrement, elle n'aurait pas dû si mal le prendre, mais elle n'arrivait pas à se débarrasser de la nausée qui lui vrillait l'estomac.

Elle s'assit et fixa d'un regard vide son ordinateur. Elle n'avait même plus assez d'énergie pour l'allumer. Son bureau, qu'elle considérait comme sa seconde maison, lui paraissait tout à coup étranger, comme si le nouveau propriétaire s'y était déjà installé. Elle trouvait sa vieille chaise inconfortable, la table en bois foncé usée et abîmée, les papiers qui y traînaient n'avaient plus aucun sens pour elle. L'idée d'y passer une minute de plus lui semblait insoutenable.


Elle avait besoin de trouver quelque chose, de distraire son esprit de ce qui venait de se passer. Quoi de mieux de que prendre Magnus au mot et d'aller fouiller aux archives, dans les dossiers d'affaires non résolues ? Hulda n'eut pas à réfléchir longtemps : une affaire s'imposait à elle. L'enquête avait été menée par un de ses collègues. Elle l'avait suivie comme simple observatrice, mais ça pouvait se révéler un avantage : elle s'y plongerait avec un regard neuf".

Voilà comment Hulda se retrouve à déterrer l'enquête sur la mort, un an plus tôt, d'une jeune réfugiée en attente de papier. Elle est persuadée que le collègue qui a mené cette enquête, a été négligent et que cette mort n'est pas un suicide comme le rapport le laisse croire.

Pourquoi cette jeune femme russe serait venue mourir aussi loin de son pays, dans ces lointaines et froides contrées ? Pourquoi se donner la mort alors qu'elle venait d'apprendre qu'elle allait obtenir ses papiers ?

La mort d'Elena ne devait pas rester une énigme.

Dès les premiers instants, Hulda savait qu'elle irait jusqu'au bout. Elle savait qu'elle fouillerait jusqu'à l'obtention de la vérité. Si elle était réputée pour sa solitude, elle était également réputée pour sa ténacité "l'un de nos meilleurs officiers" selon Magnus.

Entre fausses pistes, paysages nordiques, suspense, ce roman a tout bon. Cette enquête menée à 100 à l'heure, comme si la vie de Hulda en dépendait est passionnante. On ne s'arrête pas avant la dernière page.

La fin, si surprenante nous laisse un sentiment d'inachèvement et nous fait percevoir toute l'ampleur de la passion d'Hulda pour son travail.


N'hésitez pas une seule seconde à partager quelques heures avec la Dame de Reykjavik





Pour ceux qui ne connaissent pas Ragnar Jonasson 

Né en 1976, passionné d'Agatha Christie, Ragnar Jonasson traduit quatorze de ses romans en islandais alors qu'il n'a que 17 ans.

Il deviendra avocat et professeur de droit à l'université de Reykjavik, mais sa passion d'écrivain fait de lui le cofondateur du Festival international de romans policiers Iceland Noir.

Il a connu le succès avec la série Siglufjördur.


Bonne lecture !



dimanche 22 mars 2020

Roman : Victime 2117


Victime 2117
De Jussi Adler Olsen



Il est clair que lorsque j'ai vu que Jussi Adler Olsen avait sorti un nouveau tome mettant en scène le fameux Département V, j'ai sauté dessus.



Quel plaisir de retrouver cette police de Copenhague avec des personnages si attachants, comme Carl Morck, Assad, Rose et Gordon.




Pourtant, au départ, ces quatre-là n'avaient rien de commun et surtout rien ne laissait prévoir que ce quatuor serait capable de travailler avec cette complémentarité. Mais au fil des différents tomes, ils sont devenus indissociables et forment une belle équipe !




Dans ce 8ème tome, Jussi Adler Olsen nous plonge plus précisément dans  l'histoire d'Assad. Même si, je pense, qu'il aurait pu creuser un peu plus dans ce passé et nous rendre l'imprévisible Assad encore plus impressionnant. Néanmoins, l'histoire est, comme d'habitude, excellente. Assad sort définitivement de son placard à balais (littéralement) et nous dévoile son côté plus sombre ! Fini les fameux jeux de mots du mystérieux Assad




Tout commence avec le débarquement de réfugiés sur une plage de Chypre, et cette victime, une vielle femme, nommée par un journaliste "la victime 2117". Pourquoi elle ? Qu'a-t-elle d'extraordinaire ?




Lorsqu'Assad voit cet article, c'est tout son passé qui remonte à la surface. Quel est son lien avec cette victime ? Ce roman va nous entraîner à travers une course contre la montre, en plein cœur de la terrible histoire d'Assad




"Je suis né en Irak.... Je ne m'appelle pas Assad... Mes parents sont morts et je n'ai ni frère, ni sœur. Aujourd'hui, je considère que je n'ai plus aucune famille, même si ce n'est sans doute pas tout à fait vrai".




Comment ce journaliste espagnol, Joan Aiguader, se retrouve mêlé à cette victime 2117 et à une affaire pour laquelle l'Allemagne et le Danemark vont coopérer, lui qui était au bord du suicide, sans un sou, sans avenir ? Incroyable comme la vie peut basculer parfois ! Mais vous verrez, pas forcément comme on peut le souhaiter, malheureusement !  




"Lorsque le facteur arriva enfin avec la lettre tant attendu, Joan fit un nouveau signe de croix. Son contenu, il le savait, serait déterminant pour son avenir.

Trois heures après l'avoir lue, Joan était assis à la table d'un café dans le quartier de la Barceloneta ; abattu, désespéré, il tremblait malgré la chaleur. Depuis trente-trois ans, il vivait avec l'espoir ridicule qu'un jour la chance lui sourirait. A présent, il n'avait plus la force d'attendre..."



Que vient faire Alexander un jeune "No life" dans toute cette histoire ? Pourquoi appelle-t-il régulièrement Gordon et, surtout, pourquoi l'informe-t-il de l'avancement du jeu vidéo sur lequel il joue ? Quel rapport avec l'enquête en cours ? D'ailleurs pourquoi Alexander ne sort plus de sa chambre ? Pourquoi n'en sort-il plus que, lorsque ses parents sont partis travailler ?




"Il les haïssait. Et quand enfin viendrait le jour où il quitterait cette chambre, ils seraient tellement horrifiés par ce qu'ils verraient qu'ils préféreraient n'avoir jamais essayé de lui faire ouvrir cette porte."




Quelle est donc cette promesse terrible ?




Ces trois personnages sont liés autour d'une même enquête, d'une même femme. Chacun pour des raisons différentes, mais qu'importe, c'est elle le fil rouge du livre.




C'est toute la force de l'écriture de Jussi Adler Olsen que l'on retrouve dans ce nouveau roman qui, une fois de plus nous transporte, mais cette fois, c'est au cœur des secrets bien enfouis d'Assad. 




Avec la victime 2117, vous comprendrait enfin ce que la vie peut vous réserver d'atrocités, de résignation, de colère...

Mais surtout, prenez le temps de lire les 7 autres tomes si vous ne l'avez pas encore fait. C'est important pour comprendre l'histoire et ce serait vraiment dommage de passer à côté. Chaque tome est différent, mais chacun a son importance.

Dans l'ordre : Miséricorde ; Profanation ; Délivrance ; Dossier 64 ; L'effet Papillon ; Promesse ; Selfies.

Bonne lecture !